Ouverture de l'année jubilaire

programme ouverture jubile

Notre diocèse relate l'évenement qu'a été ce beau jour de novembre dernier, en images et aussi avec l'homélie de la messe : https://catholique-reims.fr/ouverture-jubilaire-des-clarisses-de-cormontreuil/ 

 

Retour sur le dimanche 17 novembre 2019

Nous jubilons déjà depuis la célébration d’ouverture du 17 novembre: « Marcher dans le brouillard, marcher dans la lumière, marcher sans regarder en arrière, aller où Dieu appelle et envoie, marcher dans la confiance et la joie...»* Quelle émotion pour nous d'arriver en chantant ainsi et d'être accueillies à la porte de la chapelle par notre archevêque, comme ce fut sans doute le cas en 1220 ! Le chant a d'ailleurs marqué ce jour grâce au merveilleux concert donné par l'Ensemble Ma non troppo : chants populaires de la tradition franciscaine qui accompagnaient la prédication de nos premiers frères, instruments d’époque, voix superbes… nous n’oublierons pas le chant à San Francesco et la farandole qui s’en est suivie!

*Refrain du chant composé par notre soeur Elisabeth pour le jubilé.

 

 • à 11h15 célébration eucharistique présidée par Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims

  • Attente dans la chapelle
  • début de la procession
  • procession
  • procession
  • procession
  • procession
  • procession
  • évêque à la porte
  • évêque et procession
  • évêque et procession
  • entrée procession narthex
  • entrée derrière évêque
  • arrivée au choeur
  • célébrants
  • chant d'entrée
  • Manuscrit et terre d'Assise


15h concert de musique médiévale, chants du Moyen Age et de la Renaissance de la tradition franciscaine : Venite a laudere. Le concert a été suivi d'un verre de l'amitié.

concert manontroppo

par l’Ensemble Ma non troppo :
Camille Aubret, chant, vièle à archet et alto
Emmanuelle Huteau, chant, doulciane ténor et basse
Camille Rancière, chant, vièle à archet et alto
Elsa Papatanasios, chant
Daniela Maltrain, vièle à archet et viole de gambe

Présentation du concert :

Ce concert permettra d’entendre des chants populaires italiens, de louanges ou relatant la vie du Christ, de la Vierge et des saints, tels qu’on pouvait les entendre au Moyen Age ou la Renaissance. Ces chants nourrissent un lien très particulier avec l'inspiration franciscaine. On connaît le fameux Cantique des Créatures et quelques autres poèmes de Saint François ou les Laudes de Jacopone de Todi qui relèvent de ce style.

C'est dans le centre de l'Italie que fleurit ce répertoire de chants de dévotion populaire en toscan, appelés laude*. Ces chants, faciles à mémoriser, sont diffusées pour accompagner la prédication des franciscains.

Les innombrables confréries ont également leurs chants en l’honneur de leur saint patron. Les laïcs ainsi rassemblés font converger leurs prières et y voient une possibilité de protection contre les maux de leur époque que sont les guerres civiles et surtout la peste.

Les notations musicales des recueils sont probablement les plus anciennes traces de musiques populaires urbaines en toscan qui nous soient parvenues. D’un style différent des chants des troubadours qui leurs sont contemporains, ils sont influencés par les danses, les chants de carnaval ou les chansons à la mode.

A la Renaissance, avec la Contre Réforme, les laudes, devenues polyphoniques, se diffusent au-delà de l’Ombrie et la Toscane et on en écrit et imprime à Rome et à Venise. Si au 17e ce répertoire est petit à petit remplacé par les oratorios, il a laissé une forte emprunte dans les répertoires traditionnels de certaines régions, de l’Ombrie à la Corse.

Nous avons choisi pour ce concert de mêler ces chants médiévaux et de la Renaissance aux échos qu’ils ont eu par la suite, avec des clins d’œil à Franz Liszt (devenu franciscain), Gabriel Pierné, ou Gavin Bryars.

Les pièces de ce concert sont extraites principalement du Laudaire de Cortona. Le Laudario di Cortona ou laudaire de la ville de Cortone, petite ville d’Ombrie en Italie, est noté dans un 13e siècle fortement marqué par la vague spirituelle de François d’Assise. Il s’agit d’un des tout premiers recueils de chants populaires à caractère religieux portant sur la Vierge ou les saints écrits en langue vernaculaire. Les mélodies, d’une veine très méditerranéenne, sont tour à tour fraîches et poignantes. La lauda deviendra par la suite une forme musicale à part entière, écrite à trois voix au 15e siècle, puis à quatre dans les premières impressions musicales italiennes du 16e siècle.
*Laudes extraites du laudaire de Cortona et de manuscrits contemporains, du Laudario giustinianeo et des éditions de Petrucci, à Venise au 16e siècle.

  

Ma Non Troppo est un collectif de musiciens travaillant sous leur propre direction qui interprète principalement les musiques anciennes européennes. Riches de leur expérience au sein de nombreux ensembles spécialisés, ils collaborent singulièrement dans cet espace de création où les projets s’ouvrent à d’autres univers artistiques : littérature, théâtre, danse, artisanats d’art, etc. L’ensemble est installé dans le Nord de la Bretagne où il cherche à mettre en valeur le patrimoine local et à jouer ces musiques anciennes dans des lieux décalés comme des cafés ou des sites naturels. 

Site de l’ensemble : http://www.manontroppo.org